mardi 23 octobre 2007

Arrivée en métropole jeudi jusqu'au 12 novembre


Bon ben je prends l'avion demain soir après le boulot, direction Paris, arrivée 5h et des bananes jeudi matin, gare de lyon, tgv, dijon, besac... vernier. Un beau périple n'est-ce pas ? Je me prépare au froid (à vrai dire pas du tout), je compte sur ma collection de pulls sagement laissés à vernier pour m'aider dans ces températures hostiles...

Pour le reste, ben ça va être que du bonheur de revoir tous les gens que j'aime.... même si, cette fois, c'est B. qui restera à quai ici pour garder la maison.
Pour rappel, mon numéro : 06-92-29-58-58


Bisous à tous

vendredi 5 octobre 2007

Nouveau blog parallèle

salut à tous

juste un mot pour vous dire qu'hormis celui-ci, je compose dans un nouveau blog qui vient de naître, aux côtés de plusieurs co-auteurs. Le principe est de rassembler les regards "sociétaux" de plusieurs personnes vivant pour l'un en Guyane, pour l'autre à la Réunion (moi), pour les autres à Berlin, Paris, Cambridge, Le Caire et bientôt d'autres exilés....

Voilà donc l'adresse du blog Regards Croisés : www.regardscroiss.blogspot.com

Allez biz à tous, à tout bientôt

(pour info, Lionel et sa copine débarquent demain sur l'île pour 15 jours et pour ma part je rentrerai en métropole du 25 octobre au 12 novembre)

samedi 15 septembre 2007

B. et les baleines

B. part demain matin direction la métropole, la Vendée plus exactement, pour aller bécoter famille et amis après une année d'exil. Elle emmène dans ses valises un beau souvenir de l'océan indien : une plongée palmes-masque-tuba la semaine dernière à 5 mètres d'une baleine et de son baleineau... "Exceptionnel", jubile-t-elle encore. (bientôt une photo sous-marine)


Come back from Australia

De retour de Melbourne, après une belle semaine de découverte de la ville dont deux matinées dans les coulisses de son tram centenaire. Alors évidemment, après le tram, ce qui marque le Réunionnais qui débarque, ce sont les buildings à l'américaine dans le centre d'affaires. Des tours qui vont jusqu'à 300 mètres de hauteur et qui, lorsqu'on les escalade (en ascenseur évidemment), offre de leur cime un panorama splendide sur la ville à 360°. Du coup, nous l'avons fait une fois de jour dans une tour et une fois de nuit dans une autre. Et sans aucun doute, c'est vraiment la vision nocturne qui remporte la palme dans cette ville si électrique. Les photos parlent d'elles-mêmes.
Pour l'anecdote, sachez que les photos ont été prises vers 21 h, à une heure où tout le monde a déserté les bureaux. Question : comment se fait-il que toutes les loupiotes soient allumées dans les buildings ? Réponse de nos amis australiens : "C'est culturel." Gageons que les tenants d'une culture si éclairée, dont l'électricité provient du charbon, sauront expliquer à leurs enfants pourquoi leur grande barrière de corail aura totalement disparu d'ici 25 ans, et pourquoi ils devront payer leurs watts une fortune sous peine de bouquiner à la bougie. Menfin. Je passerai aussi sur la visite d'un "dépôt vert" du tram, sensé être un projet pilote révolutionnaire (il a même reçu des médailles nationales de l'environnement), tout ça pour voir 3 tanks de récupération d'eau de pluie pour laver les trams, des urinoirs sans eau (à l'huile) pour le personnel, et l'installation de trois plantes peu gourmandes en eau devant le dépôt... Une démarche louable certes, mais loin, très loin de ce qui se fait déjà ailleurs depuis très longtemps à une toute autre échelle. Bref, l'écologie n'avance pas partout au même rythme. Menfin.

De jour, nous sommes montés au 88e étage de l'Eureka Tower, terminée il y a quelques mois à peine. Là, nous grimpons dans un bloc de verre qui sort de la tour pour nous retrouver au-dessus du vide ! Impressionnant, d'autant que ces petits comiques d'Australiens ont eu la bonne idée d'agrémenter l'intérieur du bloc de bruits de tour s'effondrant et de vitre se brisant. Pas sûr qu'une telle attraction à touristes serait jugée de bon goût à Manhattan. Menfin qui sait...






Cela mis à part, vous apercevez au premier plan de la deuxième photo un grand complexe avec une tour sur sa gauche : il s'agit du Crown Entertainment Complex, le casino de la ville, qualifié de mini-Las Vegas avec ses quatre étages de roulettes, machines à sous, cinémas, bars, restaurants et autres écrans géants... A l'américaine là encore. Pour la petite histoire, je les ai plumés de 100 dollars australiens, si si...


Pour le reste, Melbourne est une ville très agréable, traversée par la rivière Yarra, avec un mélange architectural étonnant tantôt de vieux bâtiments victoriens de la fin du 19e siècle, tantôt de ces buildings post-modernes de la fin du 20e... Petites églises et gratte-ciels côte à côte. Beaucoup de musées, beaucoup de cafés, de restos excellents aux saveurs du monde entier (surtout italiens et asiatiques quand même, immigration oblige), des boutiques fashion partout, des centres commerciaux luxueux, de grandes rues en damier très larges mais aussi des ruelles très chaleureuses qu'il faut savoir dénicher, de grands parcs verts à l'anglo-saxonne, une vie nocturne bouillonnante (petit concert de jazz à l'appui), et une dimension sportive indéniable... Nous avons même goûté en tribunes à la ferveur d'un match de football australien (entre le rugby et le soccer), véritable sport national au pays des kangourous. Des kangourous que nous n'avons vus.. qu'au zoo de la ville, oui oui le zoo (j'ai bien dû accompagner le groupe)...

Par contre, j'ai vu des koalas en pleine nature lorsque, cette fois, j'ai quitté le groupe pour me payer une excursion sur la Great Ocean Road à 200 km de Melbourne, une route côtière somptueuse avec d'incroyables falaises et monolithes de calcaire sculptés par l'érosion, tombant dans le pacifique... avec en prime deux foulées sur la mythique plage de Bells beach chère aux surfers du monde entier.








Animaux encore, lorsque nous avons taquiné les gros squales et les grandes raies de l'aquarium de Melbourne, ou quand nous avons pris le bateau dans la baie au sud de la ville pour aller admirer la sortie des pingouins à la tombée de la nuit...




Bref, un beau séjour. Et même si je ne vivrais pas forcément dans cette ville (l'Australien est beaucoup trop ponctuel pour moi, il ne supporte pas une minute de retard...), ça fait du bien de sentir une telle vie, car si elle a d'autres atouts, la Réunion est plutôt (très) calme en la matière (gastronomie, vie nocturne, culture, sport)...

Par contre, l'avion c'est long.... 18 heures au total via Maurice avec une autre escale à Sydney à l'aller... c'est long pour un Réunionnais habitué à des vols d'une heure pour Mada et Maurice... et puis l'hiver est très très froid là-bas, j'ai même ressorti la polaire !


dimanche 2 septembre 2007

Direction Melbourne




Incursion dans les tunnels de lave....








Rando au Piton des Neiges, mers de nuages et panoramas grandioses....








Patrice et ouam.... au Sakifo Festival














Dimanche dans le Sud sauvage, entre cascades, rivière et océan...

















Ah les joies du canyoning... ça déménage !






Salut à tous,

Quelques infos rapidement avant de vous remettre des photos de l'île et des news plus régulières.
- Je pars demain matin pour 8 jours à Melbourne via Maurice en voyage de presse, eh oui je sais on s'en fait pas... Visite du réseau de tram au programme, l'un des plus vieux ét des plus étendus au monde, hormis les journées libres et les free afternoons. Le tout offert par la boîte qui gère le réseau de bus du nord de la Réunion, laquelle appartient au groupe Transdev, lequel détient la filiale qui gère le tram à Melbourne... sachant qu'un tram-train va voir le jour d'ici quelques années à la Réunion... vous avez suivi ? Je pars avec un mec de la boîte, un journaliste du journal concurrent de la Réunion, et les deux vainqueurs d'un tirage au sort organisé dans les bus réunionnais... voilà qui promet... les grands buildings de 80 étages autour de la Yara River nous attendent... c'est l'inconnu nous verrons bien. Ce sera l'occasion de confirmer mon niveau passable en anglais après toutes ces années blanches.


- B. revient en métropole du 16 au 30 septembre, chez elle en Vendée, premier retour après un an pile poil pour elle. Quant à moi donc, je reviendrai du 25 octobre au 12 novembre, ce qui inclut toutes les vacances de Toussaint, et ce qui laisse aussi trois week ends pour vaquer.... sachant que la journée du 3 est d'ores et déjà réservée pour fêter la retraite et les 60 ans de JP, eh oui c'est pas beau ça !
Pour le reste, je contacterai qui de droit pour mettre au point des petites escapades, soirées et autres journées ensemble, l'idée étant de voir tout le monde en joignant l'utile à l'agréable.... Merci de m'appeler ou de laisser un message pour qu'on organise tout ça.


- Idem pour les volontaires à un séjour sur notre belle île de la Réunion, sachant qu'ils sont de plus en plus nombreux (les gens se réveillent après un an, mieux vaut tard...), mieux vaut poser les options le plus tôt possible. Nous avons eu la visite de deux amis de B. pendant 15 jours en août. Lionel et sa copine viennent du 5 au 20 octobre. Boris et Julie voulaient venir à la Toussaint, mais comme je rentre , ce devrait être en février prochain. Une amie de B. vient du 20 noveùbre au 4 décembre, Philippe pourrait remettre ça à ce moment là aussi...


Et pour le "printemps" prochain, j'ai cru comprendre que les parents A. et N. comptent bien venir, de même que les collègues bisontins.... à suivre donc, sachez que la maison est ouverte, faut juste caler les dates... pask'on partirait bien nous aussi en vacances au "printemps" prochain, genre Afrique du sud ou Mayotte etc....

- Sinon, on continue à bosser beaucoup trop, notre rythme est souvent trop speed, mais bon on y travaille... je ne parlerai pas plus du journal, ça continue pareil, entre sujets intéressants et chefs trop obnubilés par la Une... mais bon globalement ça roule.


- Et pour le reste, ben voilà un aperçu : canyoning superbe dans le cirque de Cilaos, rando époustouflante au Piton des Neiges (point culminant de l'île à 3070 m) avec vue à 360° sur l'île, l'océan à gauche, l'océan à droite, les cirques sous nos yeux, le volcan à l'horizon et le lever du soleil dans un froid extrême, cette balade vaut plus que le détour... un festival de musique excellent avec Patrice (avec la photo en pleine interview), Ayo, Joey Starr etc. Avec, aussi, une petite visite ministérielle de MAM Alliot-Marie, voili voilou....
Je vous conterai aussi la prochaine fois la balade exceptionnelle dans les tunnels de lave, photos à l'appui, ou notre future tentative d'approcher les fabuleuses baleines qui migrent sur nos côtes jusqu'en octobre pour mettre bas au chaud avant de repartir en Antarctique...

Mais là je suis trop à la bourre pour préparer mon sac et vite dormir pour supporter les heures d'avion qui m'attendent demain... cela va tenir du périple, d'un bout du monde à l'autre !

Voilà, tout roule, Bisous à tous....

mercredi 29 août 2007

Retour du 25 octobre au 12 novembre

Des news très prochainement, mais prenez déjà date : je reviens du jeudi 25 octobre au lundi 12 novembre, ce qui inclut entièrement les vacnaces de la toussaint...

bizzzzzzzzzzzz

lundi 23 juillet 2007

M'r'vlà !!! (me revoilà)























































Ben oui, ben oui, il nous en a fallu du temps pour revenir de Mada... Eh bien non, une heure et demie à tout casser. C'est juste qu'entre le boulot, les week-ends chargés et une panne informatique qui ne s'est pas laissé facilement abattre, eh bien j'ai totalement délaissé le blog.
Alors aujourd'hui, je serais bien en peine d'être exhaustif sur nos aventures depuis notre fameux départ pour Mada. En bon synthétiseur (non pas l'instrument), je vais procéder par thèmes.

Madagascar. Trois semaines de dépaysement total, ô bonheur d'un pays aussi splendide que misérable, tellement varié et tellement vivant. Les paysages, dénichés au détour de plus de 1000 km en taxi-brousse, en chaussures de marche, en pirogue à voile, en charrette à zébu, en pousse-pousse, en train.... des vallées tapissées de rizières verdoyantes et de villages de cases rouges comme la terre qui affleure sur les croûtes érodées des versants, rouges comme les pistes caillouteuses qui s'écartent du ruban d'asphalte... cette route de bitume, cette fameuse RN7 que nous avons suivie de Tana la capitale jusqu'à Tuléar au sud-ouest...
Tana la foisonnante de vie et de misère, sa charmante et tortueuse ville haute surplombant des bidonvilles que nous n'avons pas même pénétrés...


Tant d'images, tant d'ambiances, tant de visages de gamins souriants jusqu'aux oreilles, demandant un stylo, une savonnette, de l'argent et que sais-je encore... mais jouant et respirant la joie jusqu'à plus soif. Sur notre parcours, nous avons vu une grande pauvreté mais pas cette famine maladive qui ronge la vie.
Allez deux, trois anecdotes en vrac. Comme cette journée road-movie par exemple. Du départ à l'aube dans le décor de savane du massif de l'Isalo, avec à l'horizon les premiers rayons qui pointent sur ce massif de grès tout en jeux de lumières appelé le Colorado malgache. Départ donc en taxi-brousse jusqu'à Tuléar plusieurs centaines de kilomètres là bas au sud-ouest, en passant par Ilakaka, la ville du saphir, une ville champignon genre far-west née il y a quelques années à peine au milieu de nulle part. Tout autour les trous de tous ces chercheurs d'or, chauffeurs de taxi ou paysans qui ont abandonné leur métier pour tenter cette ruée vers les pierres bleues... dans des tunnels de fortune souvent assassins... Le long de la route, des baobabs, quelques villages perdus dans cette immensité, puis une végétation qui renaît, toute sèche car nous arrivons au sud, jusqu'à la mangroce de Tuléar... Nous quittons le taxi-brousse pour un pousse-pousse, une course à quelques dizaines de centimes, tiré par un homme aux pieds nus sur la terre, direction le petit port... là, nous grimpons avec nos gros sacs sur une charrette à zébu direction... la mer ! eh oui, à marée basse, en l'absence d'embarcadère, l'embarquement à bord des bateaux se fait en charrette ! Image et instant inoubliables de ce paysan au bonnet, motivant d'une mauvaise branche et d'un cri sec les deux bêtes à corne avec de l'eau jusqu'au haut des pattes... la charrette avançant dans la mer avec nous derrière... jusqu'à ce fameux bateau à moteur... un bateau qui nous a fait des frayeurs, avançant dans une mer ultra-agitée, sans même un gilet de sauvetage à bord, et nous, souriant jaune, bien accrochés à notre angoisse d'y rester ou de valser tant les secousses étaient musclées... pour finalement poser le pied une heure plus tard, sains et saufs, sur le sable blanc d'un coin de paradis au bord du canal du Mozambique... des bungalows en bois donnant directement sur le lagon d'Anakao, avec une petite île superbe à l'horizon... Après s'être levé tantôt sur l'Isalo, rappelez-vous, il pouvait alors bien se coucher, ce fameux soleil qui sublime de ses tons tous les paysages de l'île : nous étions prêts à savourer sa descente, d'un décor de rêve à l'autre... avec pour nous doucher, des cruches et des seaux d'eau chauffée en four... solaire bien sûr ! Ce lagon, point de final de notre périple, hors du temps avec ses dizaines et dizaines de pirogues à voile tout en bois, dignes du meilleur Thalassa, lieu de vie de ces incroyables pêcheurs vezo... ce village aux maisons en bois sur pilotis où les langoustes se dégustent à trois euros et où de merveilleux coquillages inondent la plage...
Bref, je m'arrêterai là, tant les autres journées pourraient mériter les mêmes éloges. Un périple de dix heures en train brinquebalant dans la forêt tropicale humide, à travers dix-sept étapes comme autant de villages reliés au monde par ces seuls rails... ces gens acourant aux vitres des wagons pour vous vendre le moindre écrevisse, le moindre beignet à la banane et autres petites saucisses.... Ou ce village de pêcheurs coincé entre le canal des Pangalanes et l'océn indien, côté Est cette fois, où les habitants sèchent leur riz sur de grands tapis de vacoa tressé, rapent la coco avec un ustensile bizarre pour le poulet du midi, tissent eux-mêmes leurs filets de pêche en attendant le retour des pêcheurs justement... des pêcheurs qui partent en pleine mer avec de simples pirogues en bois, creusées par leurs soins, pagayant comme des fous pour ne pas chavirer pour finalement revenir bredouilles non sans avoir démontré leurs talents de piroguiers-surfeurs dans les vagues.... jusqu'à cette partie de foot improvisée avec les gamins sur le sable, avec comme ballon une boule de plastique serrée de corde....


Je pourrais vous parler aussi des courses-poursuites aux lémuriens nocturnes à la frontale, des sollicitations incessantes des malgaches envers nous les vazahas (étrangers) et leurs regards ahuris dans les campagnes, les gamins, encore les gamins, les marchés qui pullulent de fruits et légumes, de bouts de viandes et de poissons (mal)odorantes et pleins de mouches, les rues pleines d'échoppes d'un autre âge... réparateurs de vélo, soudeurs, coiffeurs dans un coin de case, vendeurs de petits tas de charbons et de fagotins de bois... De ces sculpteurs orfèvres du bois... des marchandages à tout coin de rue... de ces pistes cabossées... de ces délicieuses brochettes de zébu... de ces forêts remplies de ravenales, ces arbres du voyageur emblèmes de Madagascar... de cette rando-bivouac dans le parc minéral de l'Andringitra et du sketch cahotique en taxi-brousse pour y parvenir... de ces pileuses de maïs... des champs de coton et des chargements dantesques des taxi-brousses...
Allez j'arrête là... et je termine en vous avouant notre énorme frustration : au pays le plus photogénique qui soit, notre piètre appareil photo numérique nous a lâchés très très vite, nous obligeant à dénicher un ou deux machins jetables vomissant des photos trop pâles et mal cadrées, ou même des photos prises, honte à nous, au téléphone portable.... alors je vous en mets quelques-unes quand même... sachant qu'on en a récupéré des fantastiques prises par un Italien fan de photo (et très doué) qui a suivi notre route durant quelques jours...